A peine ai-je passé la porte que j'ai su que quelque chose avait changé... Elle était assise sur cette chaise, la voix de quelqu'un qui venait de pleurer et les yeux encore humide. Et là, j'ai su.
Puis j'ai monté les escaliers, la porte de ta chambre était grande ouverte. Etrange. Et j'ai vu quelle était rangée. Tes machines recouvertes de drap, le sol nettoyé et le lit défait. Vidée. Et j'ai su que j'avais raison.
Tu es parti. Je m'en doutais , je le sentais. Intuition féminine peut-être. Quand tu as claqué la porte Samedi, je savais que tu ne reviendrais pas tout de suite. Tu avais même pris la peine de me dire au revoir. Mais là, on dirait que tu es parti pour toujours. A jamais. Et tu ne m'as rien laissé. Pas un signe, pas un mot. Je n'étais même pas là.
Tu es parti. Et étrangement je ne me suis jamais sentie aussi proche de toi. Nous qui étions presque des inconnus. Je sais que tu vas me manquer. Et je t'en veux de me laisser seule ici, mais moins qu'à eux et moins qu'à moi.
Et elle est montée me voir. "Ton frêre est parti" m'a-t-elle dit. Je n'ai rien répondu, qu'aurais-je pu dire? Je le savais, je le sentais. Non je n'ai pas pleuré. A quoi bon? C'est pas ça qui te ferait revenir de toute façon. Alors non je n'ai rien dit. "C'est là tout l'effet que ça te fait?". Non maman, ça bouillone dedans, j'ai une boule dans le ventre, des larmes au coin des yeux et les mêmes idées qui tournent en boucle depuis Samedi. Alors non maman, ça ne me fait pas rien. Mais ça tu comprends pas...
Et maintenant, rien ne sera plus jamais comme avant...
Puis j'ai monté les escaliers, la porte de ta chambre était grande ouverte. Etrange. Et j'ai vu quelle était rangée. Tes machines recouvertes de drap, le sol nettoyé et le lit défait. Vidée. Et j'ai su que j'avais raison.
Tu es parti. Je m'en doutais , je le sentais. Intuition féminine peut-être. Quand tu as claqué la porte Samedi, je savais que tu ne reviendrais pas tout de suite. Tu avais même pris la peine de me dire au revoir. Mais là, on dirait que tu es parti pour toujours. A jamais. Et tu ne m'as rien laissé. Pas un signe, pas un mot. Je n'étais même pas là.
Tu es parti. Et étrangement je ne me suis jamais sentie aussi proche de toi. Nous qui étions presque des inconnus. Je sais que tu vas me manquer. Et je t'en veux de me laisser seule ici, mais moins qu'à eux et moins qu'à moi.
Et elle est montée me voir. "Ton frêre est parti" m'a-t-elle dit. Je n'ai rien répondu, qu'aurais-je pu dire? Je le savais, je le sentais. Non je n'ai pas pleuré. A quoi bon? C'est pas ça qui te ferait revenir de toute façon. Alors non je n'ai rien dit. "C'est là tout l'effet que ça te fait?". Non maman, ça bouillone dedans, j'ai une boule dans le ventre, des larmes au coin des yeux et les mêmes idées qui tournent en boucle depuis Samedi. Alors non maman, ça ne me fait pas rien. Mais ça tu comprends pas...
Et maintenant, rien ne sera plus jamais comme avant...
